McKinsey : le PNF enquête sur les campagnes 2017 et 2022 de Macron

McKinsey : le PNF enquête sur les campagnes 2017 et 2022 de Macron

Le PNF ouvre des informations judiciaires sur le rôle des cupboards de conseil lors des présidentielles, notamment pour « tenue non conforme de comptes de campagne ».

Emmanuel Macron, en pleine campagne électorale en 2017. 
© ERIC FEFERBERG / AFP

Publié le 24/11/2022 à 16h44
– Modifié le 24/11/2022 à 17h06

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Quel rôle ont joué les cupboards de conseil dans les deux dernières présidentielles, qui ont vu s’imposer Emmanuel Macron ? C’est la query posée par le Parquet nationwide financier (PNF), qui annonce ce jeudi avoir ouvert deux informations judiciaires en octobre pour des cooks de « tenue non conforme de comptes de campagne » et « minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne », ainsi que « cooks de favoritisme et recel de favoritisme », confirmant des informations révélées par Le Parisien.Si le PNF ne l’annonce pas dans son communiqué, Le Parisien et France Information affirment que cette enquête s’intéresse aux liens entre le président et son cupboard de conseil. Nos confrères évoquent des soupçons de financement illégal de ses campagnes présidentielles en 2017 et en 2022, ainsi que l’attribution de certains contrats publics.L’ouverture de cette enquête découle d’un rapport de fee d’enquête au Sénat, dévoilé en mars dernier. Celui-ci révélait, entre autres, que les contrats conclus entre les cupboards de conseil privés et l’État avaient plus que doublé entre 2018 et 2021. Le cupboard McKinsey s’était retrouvé au cœur de la polémique après avoir facturé un contrat controversé sur « l’évolution du métier d’enseignant » 500 000 euros au ministère de l’Éducation nationale. Ce cupboard n’avait d’ailleurs payé aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020. Ces révélations ont poussé le PNF à ouvrir une enquête sur le volet fiscal, pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » dans un premier temps, avant de l’élargir plus récemment à « favoritisme » et « tenue non conforme de comptes de campagne ».À LIRE AUSSIAffaire McKinsey : Macron échoue à « tordre le cou au canard qui courtroom » Pour mener l’enquête, trois juges d’instruction ont été nommés, parmi lesquels le très expérimenté Serge Tournaire, doyen du pôle financier au tribunal judiciaire de Paris. Ce dernier a notamment fait parler de lui en 2017, après avoir mis en examen François Fillon, dans l’affaire des emplois fictifs, et Nicolas Sarkozy, dans l’affaire Bygmalion.

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